Pourquoi aspirer à la liberté financière ?

Pourquoi aspirer à la liberté financière ?

Premier livre sur le frugalisme en français

Ces dernières années, les auteurs allemands ont le vent en poupe. Après Giulia Enders et son Charme discret de l’intestin, et Peter Wohlleben et sa Vie secrète des arbres, un nouveau livre vient de sortir en français : J’arrête de travailler, les clés du frugalisme de Gisela Enders. Des livres, qui, si on y regarde de plus près, nous invitent à un autre chose que la Rat Race, un nouveau regard sur nous-même et notre environnement. Le sujet avait déjà intéressé la presse française lors de sa sortie en Allemagne et porté aux yeux du grand public une notion jusqu’alors inconnue, le frugalisme. En fin du livre l’éditeur a rajouté quelques références en français sur les références frugalistes avec en tête de liste ce blog sur la liberté financière ! Je partage aujourd’hui avec vous un extrait du premier chapitre de ce livre paru aux éditions Yves Michel il y a peu.

 

 

Une remise en cause des croyances collectives

 

« En général, nous grandissons dans un cadre de valeur implicite, qui inclut une représentation de notre éducation et de notre carrière. Normalement, cela consiste en 10 à 13 années d’école, puis 2 à 6 années d’études supérieures ou de formation en tant qu’apprenti, puis 1 ou plusieurs postes salarié au cours de la vie active. Enfin, à 63, 65 ou 67 ans, arrive le repos bien mérité de la retraite. Cependant, ces dernières années, voir ces décennies, cette image d’une existence normale n’a cessé de s’effriter. Au début de ma vie active, je rencontrais encore, dans les entreprises de taille relativement importante, des individus qui fêtaient leurs 30 ou 40 années de carrière chez le même employeur. Par la suite, certaines de ces entreprises ont été rachetées, et j’ai été le témoin de l’éjection de collaborateur de longue date. De nos jours, c’est devenu la norme. Il est très rare de commencer sa carrière chez un employeur et d’y rester jusqu’à sa retraite. Ce n’est même plus envisageable. Ni réellement séduisant d’ailleurs. Puisque la soi-disant sécurité d’un emploi stable n’est plus garantie, on n’est pas obligé de vendre son âme à un employeur unique. À la place, la plupart des jeunes sont désormais rompus a des relations professionnelles et des contrats de travail à durée déterminée. Le travail évolue, en même temps que la valeur qu’on lui confère globalement. Certains réagissent en se mettant farouchement en quête de poste stable pourvu de garanties. Si possible à durée indéterminée. En contrepartie, ils sont prêts à accepter énormément de compromis sur les conditions, le contenu et la charge de travail. D’autres tentent leur chance dans l’entrepreneuriat et renoncent à la présumée sécurité. […]

Il existe un petit nombre de personnes qui ont choisi une approche radicalement différente. Qui ont pris une retraite précoce, si précoce d’ailleurs qu’on ne peut même plus parler de retraite. Qui modèle leur vie d’une manière qui s’écarte résolument de la conception normale qu’ont la grande majorité des gens. Côtoyer ces individus financièrement libres m’a littéralement fascinée. J’ai fait la connaissance de Monica lors d’une rencontre de femmes sur le thème de l’argent. […] En sa compagnie, je suis partie à l’été 2016 à Budapest, pour un symposium avec d’autres blogueurs de finance. Là, j’ai eu le privilège de rencontrer des gens qui, d’un côté, vivaient très modestement, mais de l’autre, poursuivaient le motif d’abandonner leur travail salarié bien plus tôt que la moyenne. Il y avait Monica, qui a réussi à atteindre son but et, à 45 ans, couvrait ses dépenses quotidiennes grâce au rendement de ses investissements. Comparé aux autres, elle était à la traîne. Brandon, par exemple, à peine âgé de 33 ans, avait programmé le grand saut pour le mois suivant. Et Emma et Robert, eux aussi dans la trentaine avec deux enfants, l’avaient déjà accompli. Palpitant. À cette occasion, j’ai remarqué que je butais très rapidement sur les limites de mes représentations. S’arrêter de travailler, tout bonnement ? Et faire quoi, alors de ses journées ? Où puiser de la reconnaissance ?

 

 

La liberté financière… pour une vie pleine de sens

 

[…] Raison de plus qui m’a poussée à enquêter sur les motifs et schémas de pensée des individus financièrement libres. Les retrouve-t-on tous à se prélasser sur la plage sous les cocotiers ? Ont-ils de l’argent à ne plus savoir qu’en faire ? À Budapest, j’ai connu mes premières surprises. Les personnes financièrement libres paraissent très économes. Sinon, elles n’auraient probablement jamais pu épargner assez d’argent pour atteindre l’autosuffisance financière. Lors de notre première visite de la ville, nous sommes arrivés devant un restaurant fast-food. L’un d’entre eux y était déjà allé et a dit : « Dedans, il y a une fontaine à eau, où on peut remplir nos bouteilles. Et si on trouve par hasard le code sur un ticket, on pourra aller aux toilettes. » Ainsi 15 personnes ont déboulé dans le fast-food. Elles sont toutes allées au WC, ont remplit leur bouteille d’eau et sont reparties. Sans avoir dépensé un centime dans le restaurant. Et ainsi de suite pendant 4 jours. J’avais changé 200 €, ce que je dépense en général pour 4 jours dans une grande ville européenne. À la fin il m’en restait 120. Les individus financièrement libres vont rarement au restaurant et dépensent globalement peu d’argent. Est-ce que cela a gâché quelque chose ? Pas vraiment. Si cela n’avait tenu qu’à moi, je me serais accordé un peu plus de luxe, mais j’ai indéniablement passé 4 jours fort agréables.

Ceci dit, pourquoi tous ces gens aspirent-ils à une vie sans travail ? Tous, sans exception, ne pouvaient s’imaginer avoir un travail salarié pendant une vie entière. Ils avaient vécus trop de mauvaises expériences. Pas des expériences particulièrement horribles. Juste des moments avec trop de pression, pas assez de reconnaissance et, en sourdine, le sentiment de devoir mener des réunions, effectuer des tâches dépourvues de sens.

 

[…] Je savais déjà, bien entendu, qu’un matelas financier procure une certaine liberté. Cela s’applique aussi à moi. Actuellement mon épargne, sur laquelle je compte aussi pour ma retraite, suffirait à couvrir quelques années environ. Évidemment, je ne puisse pas dedans, en règle générale. Je la garde pour ma retraite. Mais je suis contente qu’elle existe et que je puisse m’en servir exceptionnellement, le cas échéant.

[…] Mais arrêtez complètement de travailler ? Et faire quoi alors ? Et bien, sur ce point, mes interlocuteurs ne tarissaient pas d’idées. […] J’ai vite compris qu’il ne s’agissait pas uniquement de passer ses journées sur le canapé. Même si ça en faisait partie. Parallèlement au farniente, j’ai entendu quantité d’idées, de projets. Beaucoup ont des blogs, organisent des rencontres, et d’autres gens, eux, tout un tas de pistes différentes. Pas forcément avec l’intention de générer de l’argent dans l’immédiat. Juste curieux de pouvoir expérimenter de nouvelles choses.

En définitive, ce que les personnes financièrement libres s’achètent, c’est du temps. Du temps qu’elles peuvent employer comme bon leur semble. Elles l’utilisent en partie pour gagner de l’argent, mais pas nécessairement. Ce qui compte, c’est de ne plus devoir faire quelque chose imposé par quelqu’un d’autre. Dans cette optique, il ne s’agit pas d’argent per se. L’argent ne représente qu’un moyen. […] »

 

 

 

Et vous ? Que vous inspire cette première approche de ce livre sur le frugalisme ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ou une question ci-dessous et avançons ensemble vers votre  propre liberté financière ?

 

 

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