Petite histoire du travail

Petite histoire du travail

Je partage aujourd’hui avec vous un extrait de mon livre Le Routard de la Liberté Financière. Ce livre s’accompagne d’un cahier pratique à télécharger afin d’en faire un véritable outil d’accompagnement pour tous les aspirants à la liberté financière. C’est un chapitre dans lequel j’aborde l’histoire de notre relation au travail et qui permet de comprendre les enjeux actuels.

 

 

Une étymologie surprenante ?

Pour mieux comprendre comment on en est arrivés là, je vous propose de nous pencher sur la relation qu’entretient l’homme au travail à travers l’histoire.

Nos ancêtres chasseurs cueilleurs vivaient en tribu et ne se posaient pas la question de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale et ne considéraient probablement pas leur tâches quotidiennes comme un travail mais plutôt comme une nécessité.

Savez-vous que le mot travail proviendrait étymologiquement d’un instrument de torture romain qui servait à punir les esclaves rebelles, le Tripalium ?

Les grecs et les romains méprisaient en effet le travail et s’entouraient donc d’esclaves pour ceux qui en avaient les moyens. A cette époque et jusqu’à la révolution industrielle, l’agriculture était la principale activité professionnelle. Le travail de la terre et les tâches domestiques occupaient donc la majorité des gens. Il n’y avait pas de distinction entre producteur et consommateur comme aujourd’hui. Le travail faisait partie de l’identité de la personne et on ne changeait pas de travail comme on peut le faire aujourd’hui. Il n’était pas question de profession mais plutôt de condition et de rôle social. Il n’y avait ainsi pas de séparation claire entre le temps de travail et le temps personnel, le lieu de travail et le lieu de vie. Ce mode de fonctionnement est encore très actuel dans les pays qui n’ont pas connu la révolution industrielle. Les moissons par exemple étaient à la fois un travail et un évènement social important, où les gens se retrouvaient, échangeaient et apprenaient.

 

 

Les 2 catégories de travail

Il est intéressant de noter qu’Aristote distinguait deux sortes de travail :

  • la praxis qui est un travail en soi, où le fait de bien agir était le but de l’action (musique, science, philosophie, littérature, politique, rhétorique, guerre, religion ; considérés alors comme les seuls travaux convenables aux hommes bien nés).
  • le poiesis qui est un travail extérieur, qui consiste à produire quelque chose d’extérieur à soi (agriculture, artisanat ; perçus aux yeux des grecs comme aliénation et contraire à l’élévation de l’individu).

Cette distinction est importante à comprendre et si je vous en parle c’est parce qu’elle a été le fondement de l’ordre social pendant des siècles et a justifié la distinction entre citoyens et esclaves dans l’antiquité, puis la division entre l’aristocratie et le tiers-état au moyen-âge.

 

 

Travail et spiritualité

L’avènement du christianisme a renforcé l’idée de travail en tant que punition (divine cette fois) puis les ordres monastiques ont établis l’idée que le travail élevait l’âme et l’opposaient à l’oisiveté. Finalement le travail devenait un moyen de se mettre au service de Dieu et de s’accomplir individuellement et intérieurement. Cela a contribué à la notion de travail en tant que valeur en occident. Il faut dire que les monastères au moyen-âge jouaient un rôle économique de premier plan. La renaissance va mettre sur un piédestal le travail artisanal bien que mettant toujours en avant la primauté du travail intellectuel sur le travail physique. Le protestantisme va assimiler le travail à une vocation et le système capitaliste va s’établir tout d’abord par conviction spirituelle. De la sphère religieuse la valeur travail va s’étendre à la société et passera par l’amélioration des conditions de vie matérielles, la réalisation de soi sur le plan personnel et collectif. C’est ainsi que le matérialisme fait son apparition et qu’un glissement se fera de l’être vers l’avoir. Tendance qui se renforcera par le progrès technique qui va permettre de produire toujours plus et moins cher.

 

 

La révolution industrielle et l’avènement de la Rat Race

L’ancienne aristocratie des privilèges est ainsi remplacée progressivement par la nouvelle aristocratie du travail. Les paysans se mettent à partir pour la ville et deviennent ouvriers ou salariés. Cet exode rural massif a entraîné la disparition de certains villages. La bourgeoisie de l’industrie crée ainsi un nouvel ordre social basé non plus sur une distinction de naissance mais sur la distinction entre capital et travail.

Si l’on parle de révolution industrielle c’est bien qu’il s’agit d’une véritable révolution. L’homme et ses moyens jusqu’alors limités par la force de ses bras s’ouvre à des possibilités infinies, la machine est désormais à son service. Poussée par la demande de biens de consommation l’industrie se développe et stimule à son tour le progrès technique. Mais la question de l’épanouissement au travail a mis du temps à émerger.

Les multinationales font leur apparition dans les années 1880 et la notion de Rat Race émerge dans les années 50. Il faudra attendre les années 60-70 pour voir émerger une pensée économiste non matérialiste ; lorsque la dimension spirituelle du travail s’est totalement effacée. C’est donc grâce au capitalisme qu’a pu se développer la notion de liberté financière.

 

 

Et vous ? Que vous inspire le mot travail ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous et avançons ensemble vers votre liberté financière !

 

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