L’assurance vie pour les nuls

L’assurance vie pour les nuls

Je vais vous parler aujourd’hui du placement préféré des français (près de 40% de la population en possède au moins un): l’assurance vie ! Voici un outil incontournable de vos finances personnelles, qui va vous permettre de vous constituer un capital sur le long terme. On fait le point ensemble, en détail, sur ce placement.

 

 

Quels sont les grands principes de l’assurance vie ?

 

L’assurance vie est un outil grand public, accessible avec peu d’épargne au départ, très flexible, relativement peu risqué, au rendement potentiellement meilleur que les livrets d’épargne et à la fiscalité avantageuse. Bref un outil de prime-abord très intéressant. Son principal intérêt est de vous permettre de vous constituer un capital sur le long terme, via des versements mensuels ou ponctuels. Ce placement rentre tout à fait dans le cadre de l’indispensable fonds de sécurité sur lequel j’ai déjà écrit un article.

 

L’épargne que vous constituez grâce à l’assurance vie, par versements mensuels ou ponctuels, s’accumule progressivement au bénéfice de vos futurs projets : se constituer des revenus complémentaires pour la retraite, effectuer un achat immobilier dans l’avenir, vous prémunir des coups-durs, financer les études de vos enfants, prévoir la transmission d’un capital aux bénéficiaires de votre choix, …

 

 

Assurance-vie et assurance décès, quelles différences ?

 

Très souvent, l’assurance vie et assimilée à l’assurance décès. Pourtant, bien que présentant des similitudes, comme le versement d’un capital aux bénéficiaire que vous désignerez en cas de décès, ces deux contrats ont des objectifs très différents.

 

L’assurance vie est un produit d’épargne. Vous mettez de l’argent de côté et vous pouvez le retirer à tout moment. En cas de décès, votre capital est versé à vos bénéficiaires tout en étant exonéré d’impôts et/ou de droits de succession, grâce à l’application d’abattements.

 

L’assurance décès est, quant à elle destinée, le jour que je ne vous souhaite pas de sitôt, à faire bénéficier votre famille d’une protection financière : frais de scolarité, remboursement d’un crédit, …. L’assureur lui verse tout simplement une somme d’argent que vous aurez pris le temps de définir à la souscription du contrat. Cette assurance peut également prévoir, en cas d’invalidité absolue et définitive (dans le cas où vous n’auriez vraiment pas de chance), le versement d’une somme d’argent ou d’une rente d’éducation jusqu’à ce que vos enfants atteignent l’âge que vous prévoirez au contrat.

 

Bien que ces contrats d’assurance soient différents dans leur philosophie et leurs objectifs, rien ne vous empêche de les combiner.

 

 

Comment se passe la sortie ?

 

L’assurance vie est un placement assez souple : vous pouvez retirer de l’argent à tout moment, changer de stratégie de placement en fonction de votre appétence au risque,… et cela sans que le contrat soit pour autant clôturé.

 

Sur les retraits que vous réalisez pendant les 8 premières années, l’imposition peut être effectuée de 2 manières : le prélèvement forfaitaire unique (30% incluant les prélèvements sociaux) ou imposition au barème.

 

Après les 8 ans, l’imposition est de 24.7% (7.5% + prélèvements sociaux, au moment où j’écris cet article) jusqu’à 150 000 € et de 30 % (12.8% prélèvements sociaux). Il y a en plus un abattement annuel de 9 200 € pour les couples (ou de 4 600 € pour les personnes seules).

 

Vous l’aurez compris, il y a donc un grand intérêt à ouvrir de l’assurance vie le plus tôt possible. Même si ce n’est pas pour y placer beaucoup d’argent, faites-le pour prendre date. Pour cette même raison, ne clôturez pas un contrat d’assurance-vie.

 

Les contrats d’assurance vie offrent également un grand avantage en termes de succession. Les capitaux constitués avant l’âge de 70 ans échappent aux droits de succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire désigné !

 

 

Comment augmenter le rendement de mon assurance-vie ?

 

Il faut savoir que la gamme de placements associés à un contrat d’assurance vie est très vaste. Malgré cela, la majorité des français optent pour une très grande sécurité au détriment de la rentabilité. Ils optent pour des fonds en euros contenant peu d’actions et dont la performance est très basse. Il faut encore à cela déduire différents frais, puis la fiscalité. Le rendement net de l’assurance-vie « sans risques » est faible, à peine plus élevé qu’un livret d’épargne.

 

De plus ce sentiment de sécurité n’est pas complètement fondé car en la matière, le risque zéro n’existe pas, notamment en cas de crise grave. La loi SAPIN 2 avait éveillé pas mal de réactions en 2016. Cette loi prévoit la possibilité pour les Autorités de geler les retraits sur les fonds en euros classiques, qui sont essentiellement composés d’obligations d’Etat. Elle prévoit aussi pour les Autorités la possibilité d’imposer ou de réguler le rendement servi par ces mêmes fonds.

 

Si vous avez besoin de sécurité, optez pour des fonds en euros immobiliers dépourvus d’obligations d’état (avec une dominante en immobilier d’entreprise). Ces fonds en euros immobiliers présentent des niveaux de rendements qui sortent un peu du lot.

 

Si vous visez des rentabilités plus élevées, optez pour les fonds d’action. La rémunération rémunère le risque. Votre argent sera investi en bourse. Et vous pouvez optez pour des stratégies plus ou moins agressives ou spécialisées, selon votre goût du risque et votre appât du gain.

 

 

Ma stratégie personnelle avec l’assurance-vie

 

Une amie assureur m’a proposé récemment une assurance décès. Je lui ai répondu que j’avais déjà préféré prendre mes dispositions, en achetant un bien immobilier locatif à mon épouse dans son pays d’origine. Le bien est à son nom (elle en perçoit déjà les loyers) et il ne faudra donc pas qu’elle attende des délais de succession plus ou moins longs pour réellement en bénéficier.

 

Côté assurance vie, j’ai ouvert il y a quelques années simultanément 2 contrats. Le premier était lors du financement d’un investissement immobilier locatif en guise de contrepartie pour la banque. J’y ai mis 1 500 €. Et comme je savais que les performances de leur produit n’étaient pas terribles, j’ai ouvert un autre contrat dans une autre de mes banques, une banque en ligne, qui elle a de meilleures performances. J’ai mis en place un virement permanent de 100 € chaque mois. Cela me permet donc d’épargner tranquillement, de manière indolore.

 

Fin 2017, mes 3 600 € placés m’ont rapporté 62 €. J’ai donc décidé de changer de mandat et d’opter pour un mandat offensif, composé principalement d’OPCVM investies en actions. Sur 2017, la performance y étant supérieur à 11% (en hausse par rapport à l’année précédente. L’espérance de gain y est plus importante mais le potentiel de perte également. J’estime mesurer mon risque.

 

Et vous ? Avez-vous déjà un contrat d’assurance-vie ? Voyez-vous ce placement d’un regard plus éclairé à la lecture de cet article ? Ecrivez-moi vos réponses ou commentaires ci-dessous et avançons ensemble vers votre liberté financière.

 

 

 

 

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